Confinement oblige, comme beaucoup d’entre nous, tu es probablement chez toi en train de tourner en rond dans ton salon à chercher désespérément quelque chose à faire pour t’occuper. Tu baves devant ta fenêtre à regarder ce beau soleil et les belles petites fleurs printanières qui arrivent en imaginant toutes ces belles photos que tu pourrais faire dehors… Comme je te comprends ! Mais il te reste encore le post-traitement !

En cette période, il te reste bien ton ordinateur et quelques photos sur lesquelles tu peux t’entraîner, non ? Je suis sûre que tu en as ! Du coup, aujourd’hui, on va parler post-traitement et surtout des erreurs à ne pas commettre pour avoir de meilleures photos !

Piège n°1 : Les couleurs fluo

Saturation post-traitement

Le plus gros piège dans lequel on tombe est tous tombés, c’est de trop pousser nos curseurs et de nous retrouver avec des couleurs tout droit sorties des Simpsons. Tu peux donner du peps aux couleurs sur ta photo sans avoir une photo fluo.

Mon conseil c’est de toucher aux couleurs en dernier. Car lorsque tu modifies l’exposition, les blancs, les noirs, etc. ça modifie aussi les couleurs et leur saturation. Donc modifie d’abord tes luminosités et lorsqu’elles te conviennent, tu peux aller régler spécifiquement les couleurs.

Petit conseil au passage : attention au vert ! La couleur verte attire beaucoup l’œil humain et tu peux vite la pousser trop fort. Tu peux jouer à désaturer légèrement les verts mais sans tomber dans le piège n° 2.

Piège n°2 : La désaturation partielle

Il existe un effet qui était à la mode il y a quelques… Non, en fait, ça n’a jamais fonctionné ! 😀 Mais malgré son côté kitch, on le voit encore ! Je parle de la désaturation partielle. Alors qu’est-ce que c’est ?

La désaturation partielle, c’est quand on décide de désaturer complètement certaines couleurs ou certaines zones d’une image, sans pour autant faire basculer l’image en noir et blanc. Par exemple, sur cette photo, j’ai désaturé toutes les couleurs sauf le bleu :

Désaturation partielle post-traitement

Cette technique ne fonctionne pas vraiment. En fait, la désaturation partielle manque cruellement de subtilité. C’est dire, “je ne sais pas comment mettre en avant cette chose que je veux vous montrer”, donc, désaturation partielle !

Si tu veux mettre en avant une couleur, tu peux la saturer légèrement et désaturer légèrement les autres couleurs, ou bien jouer sur des rappels. Par exemple, si ton but est de mettre en avant le rouge sur ton modèle, tu peux rajouter une touche de rouge sur sa tenue ou en fond, ou encore jouer avec une lumière rougeâtre.

En tout cas, j’insiste encore sur le “légèrement” car c’est très important en post-traitement. Tout ce que tu fais doit être discret pour que ça fonctionne.

Piège n°3 : Ne pas redresser l’image

Horizon

Il arrive régulièrement que nos photos soient pas tout à fait droites. Après tout, on n’a pas tous un compas dans l’œil. Et quand tu es couché dans la boue pour prendre une photo, c’est pas toujours facile d’avoir une photo parfaitement cadrée !

Mais c’est tellement facile à corriger que c’est dommage de passer à côté 🙂 Bien sûr, je ne dis pas que toutes les photos doivent avoir un horizon droit ! Tu peux délibérément (<- ce mot est important) vouloir un horizon penché pour plein de raisons. Mais s’il s’agit d’une erreur technique, pense à la corriger.

Promis, je te prépare un article pour t’expliquer comment faire ça dans Lightroom et dans Photoshop !

Piège n°4 : Les halos lumineux

Peu importe le logiciel que tu utilises, à partir du moment où tu retouches localement la photo, attention au détourage ! Si tu n’es pas précis, tu obtiendras un halo autour de ta zone et ça sera pas très flatteur. Comme dans l’exemple sur cette photo :

Détourage post-traitement

On voit bien qu’il y a un problème autour du chien. C’est ce qu’on appelle un mauvais détourage (bon ok, j’ai vraiment exagéré l’effet sur cette image, c’est pour que tu comprennes bien). La zone sélectionnée pour la retouche n’est pas assez précise.

Traiter localement une photo, c’est pas facile ! Surtout en photographie animalière car nos amis à 4 pattes ont aussi bien souvent des poils. Et détourer des poils, ça peut vite devenir un sport de haute volée !

Là encore, j’ai un article pour toi en préparation pour te montrer les techniques que j’utilise sous Photoshop ! D’ailleurs, si tu ne veux pas les louper les prochains articles, je te conseille de t’abonner à mes mails privés ! Tu recevras une alerte par mail lorsque je sortirai un article et tu recevras en plus des conseils inédits chaque semaine.

Piège n°5 : L’effet HDR

Contraste

On va encore en revenir à la notion de “légèrement” et de curseurs trop poussés. D’abord, qu’est-ce que c’est que l’HDR ?

L’HDR (High Dynamic Range) est une technique qui consiste à fusionner plusieurs images pour avoir des contrastes poussés à l’extrême comme sur l’exemple en dessous :

HDR post-traitement

Après c’est quoi un contraste au juste ? Le contraste c’est la différence de luminosité entre les hautes lumières et les basses lumières de ton image. Plus les noirs sont noirs et les blancs sont blancs, plus le contraste est élevé. Ça donne une ambiance dure à une image.

Quand on débute en post-traitement, on se dit que le contraste c’est joli. Alors oui, c’est joli. Mais attention de ne pas tomber dans l’extrême ! Si tu photographies au format raw, pousser un peu les contrastes est un passage presque obligatoire car les images raw sont toujours assez “plates” et manquent de contraste. Mais là encore, il faut y aller doucement.

Un nouveau conseil que je peux te donner, c’est de plutôt jouer sur les curseurs des ombres et lumières. Tu auras une meilleure maîtrise qu’en jouant avec le curseur contraste qui va changer l’intégralité de ta photo.

Piège n° 6 : La mauvaise balance des blancs

Balance des blancs post-traitement

J’ai déjà rédigé un article concernant la balance des blancs, mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal !

La balance des blancs correspond à la “température” de ta photo. C’est savoir si elle tire vers les tons froids, plutôt bleus, ou vers les tons chauds, plutôt jaunes. La plupart du temps, on photographie en réglant la balance des blancs sur automatique (AWB) mais il arrive que notre appareil se loupe et ne choisisse pas la bonne balance. Il faut donc la corriger (à moins que ça ne soit un choix artistique !).

A l’inverse, il arrive que l’appareil choisisse la bonne balance des blancs, mais qu’en jouant avec les couleurs en post-traitement, tu changes la balance des blancs jusqu’à lui donner une tonalité qui n’est pas naturelle.

Jouer avec les couleurs, c’est délicat ! Il faut prendre du recul sur sa photo pour s’assurer qu’on ne dérive pas vers des couleurs qui ne correspondent plus du tout à ce qu’on cherchait obtenir au départ.

Piège n°7 : Le vignettage abusif en post-traitement

Vignettage

Il y a une grande mode en ce moment que je vois de plus en plus, y compris chez les grands photographes professionnels, c’est le vignettage !

Alors d’abord, qu’est-ce que le vignettage ? C’est quand les coins de ta photo sont assombris. Le vignettage peut être naturellement présent sur ta photo, surtout si tu utilises un objectif grand-angle. Ces focales sont connues pour donner du vignettage. Ou bien il peut se rajouter en post-traitement.

Et pourquoi est-ce qu’on le rajouterait sur les photos ? Il faut savoir que pendant longtemps, le vignettage a été vu comme un défaut esthétique sur une image. Depuis plusieurs années, c’est un effet recherché. L’intérêt de cette technique, c’est d’attirer l’œil vers le sujet.

L’œil humain est attiré par les zones les plus lumineuses et regarde en dernier les zones sombres. D’où le vignettage ! Si tu assombris toute ta photo en dehors de ton sujet, le spectateur va bien sûr voir ton sujet en premier.

Alors oui, mais ! STOP au vignettage abusif ! On le voit partout et, je ne sais pas expliquer pourquoi, surtout en photographie animalière. Il est possible d’utiliser le vignettage bien sûr, mais avec subtilité ! Exit les gros coins complètement noirs sur une photo où presque 60% de l’image est noire ! Ça n’a visuellement pas d’intérêt !

Je suis rarement aussi tranchée dans mes avis, mais là, vraiment, il s’agit d’une mode que je ne comprends pas. La photographie, c’est l’utilisation de la lumière, pas l’utilisation de gros filtres noirs tout ronds sur une image 😉

Si tu veux un fond noir, alors mets-toi à la photographie de studio par exemple et apprends à créer à la prise de vue cet halo noir qui peut mettre en avant son sujet.

Il existe une infinité de techniques pour mettre en avant son sujet. Ne va pas à la facilité, ne sois pas le mouton dans cette histoire. Je t’assure que cette “mode” va très vite s’estomper et tes photos seront “has been” avec cette technique.

THE conclusion

L’idée de cet article (comme de tous les autres d’ailleurs), n’est pas de dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire en photographie. Bien au contraire, tout est toujours possible et c’est pour ça que c’est beau ! L’idée était plutôt de pointer du doigt des facilités en post-traitement qui manquent de subtilité. Rien n’empêche de les utiliser et de les assumer dans son style bien sûr ! Mais sache qu’il existe des façons plus subtiles d’arriver à ses fins, et qui seront bien plus uniques !

J’en ai fini pour aujourd’hui ! J’espère avant tout que tu vas bien et que tes proches se portent bien aussi 🙂 Si tu travailles, comme moi, je te souhaite plein de courage et prends soin de toi. Si es confiné chez toi, garde le moral, profites-en pour te former et faire plein de photos !

En attendant l’article de la semaine prochaine, n’oublie pas de t’inscrire à mes mails privés pour recevoir chaque mardi des conseils et astuces exclusifs pour apprendre la photographie animalière et ne rien louper des prochains articles du blog 😉 Tu peux aussi me suivre sur les réseaux : Instagram, Facebook ou FlickR. Viens aussi rejoindre la chaîne #pattouneconfine sur Instagram pour présenter ton animal ! On se dit à très bientôt !

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4 thoughts on “Les erreurs à éviter en post-traitement !”

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