Pour moi, apprendre la photographie, ce n’est pas seulement lire le manuel d’utilisation de son appareil et connaître sur le bout des doigts le triangle des paramètres ISO/ vitesse d’obturation/ ouverture du diaphragme (même si c’est essentiel à la photographie). Apprendre la photographie c’est aussi se pencher sur des théories qui peuvent paraître abstraites au départ mais qui ont une grande importance pour multiplier son panel de possibilités et développer sa créativité.

Bon, encore une fois, j’apprends moi-même la photographie, je ne suis pas une pro, et je te propose justement d’apprendre avec moi. Aujourd’hui, je m’intéresse à la théorie des couleurs !

Qu’est-ce que c’est ?

Et bien suis-moi…

Le cercle chromatique

Tout le monde le connaît depuis… la maternelle peut-être ?

Cercle chromatique (Gimp 2.0)

Pour raviver la mémoire, il existe 3 couleurs primaires : le bleu, le rouge et le jaune. Si elles sont dites “primaires” c’est parce qu’elles ne peuvent pas être créées. Un peintre aura besoin d’un tube de peinture jaune s’il veut faire du jaune, il ne pourra pas l’obtenir en mélangeant plusieurs tubes de peinture. Il faut aussi savoir qu’une couleur primaire sera toujours plus lumineuse que les couleurs secondaires ! It’s life Honey.

Les couleurs secondaires sont obtenues en mélangeant deux couleurs primaires. Par exemple, bleu + jaune = vert. Jusque là, je pense que tu suis.

Là où ça peut se compliquer, c’est lorsqu’on se demande ce qu’on obtient en mélangeant toutes les couleurs primaires ? Alors ? Les artistes peintre te diront du marron-noirâtre, les physiciens te diront du blanc.

Mais pourquoi ??

Et bien parce que les physiciens pensent au mélange des “photons” qui composent la lumière. Une lumière blanche est composée de lumière jaune, bleue et rouge par addition. Par contre, fais comme l’artiste peintre et mélange de la peinture jaune, bleue et rouge ensemble (ça marche aussi avec les crayons de couleurs 🙂 ) et tu obtiendras quelque chose qui se rapproche du noir, car c’est une soustraction.

Bon, on passe sur les détails, c’est pas très important et ça peut vite devenir compliqué. Ce qu’il faut retenir, c’est la répartition des couleurs sur le cercle chromatique surtout.

Couleurs complémentaires

L’intérêt de connaître le cercle chromatique est qu’on peut jouer avec les couleurs complémentaires en photographie. Pourquoi ?

Les couleurs complémentaires attirent l’œil et donnent de la force à une image.

La couleur complémentaire du violet est le vert. Mêle ces deux couleurs à tes compositions et tu donneras de la force à ton image.

Couleurs complémentaires

Les couleurs complémentaires peuvent aussi fonctionner en triade. Dans le cas du violet, on peut utiliser du turquoise et du orange.

Triade

Ayant ces notions en tête, tu prêteras attention aux couleurs complémentaires que tu croiseras qui donneront beaucoup d’intérêt à ton image et peuvent mettre en valeur ton sujet.

Saturation et luminosité de la couleur

J’ai trouvé des confusions sur le net sur ce qu’est la luminosité et ce qu’est la saturation d’une couleur. Et comme des images parlent mieux que des mots, voilà une illustration :

Luminosité

Quand la luminosité est au maximum, tu obtiens un vert intense, comme à droite. Quand elle diminue, la couleur tendra vers le noir.

Saturation

Quand la saturation est au maximum, tu obtiens un vert intense, comme à droite. Quand elle diminue, la couleur tendra vers le blanc.

Si on mixe ces deux notions, on obtient une gamme déjà très intéressante et infinie. Multiplie ça par le nombre de teintes infini et imagine les possibilités !

Panel de luminositiésaturation du vert
Panel de luminosités/saturations du vert

Sans lumière, pas de couleur

C’est bien connu, la nuit, tous les chats sont gris. La lumière révèle les couleurs.

Et la photographie est l’art d’écrire avec la lumière.

Il faut aussi savoir que plus la lumière qui éclaire un objet est forte, plus la couleur tend vers le blanc. Les couleurs sont alors moins saturées, c’est à dire moins intenses. Quand la lumière qui frappe l’objet est vraiment très forte, on dit que les blancs sont “cramés” en photographie. C’est à dire que les blancs sont d’un blanc pur. En général, c’est à éviter car tous les détails sont alors perdus et c’est peu esthétique. Un nuage cramé est irrattrapable même avec le précieux Photoshop. Dans l’exemple en dessous, on voit que le ciel n’a plus aucun détail. Il est cramé.

Ciel crâmé

Par contre, plus la lumière diminue et plus les couleurs tendent vers le noir et sont moins lumineuses.

Il existe donc logiquement une saturation de couleur, entre le blanc et le noir, qui reflète la “vraie” couleur de l’objet. On l’appelle le ton local. En fait, ce ton local est théorique. Il suppose que l’objet est éclairé par une source lumineuse qui ressemble à celle du soleil.

Pour photographier un objet, et conserver la “réalité” des couleurs, on essayera toujours d’obtenir ce ton local.

La température des couleurs

En photographie tu entendras souvent parler de température de l’image.

Et rien à voir avec des degrés Celsius !

La température d’une photo est sa teinte entre les couleurs froides qui évoquent la glace (bleu, violet) et les couleurs chaudes qui évoquent le feu (rouge, orange, jaune). Jouer sur la température d’une photo permet de radicalement et facilement changer l’ambiance de l’image.

Température chaude
Température chaude
Température chaude
Température froide
Température froide

La température est calculée automatique par l’appareil via ce qu’on appelle la balance des blancs. Elle peut être très facilement modifiée en post-traitement.

La teinte des couleurs

Ensuite on peut aussi parler de teinte. La teinte va faire tirer vos images soit vers le magenta, soit vers le vert.

Teinte verte
Teinte verte
Teinte verte
Teinte magenta
Teinte magenta

Est-ce que cet article t’a été utile ? Est-ce que tu penses que ça t’aidera dans ta pratique de la photographie ? J’attends tes retours avec impatience ! 🙂

En attendant la suite, suis-moi sur Facebook et Instagram pour ne rien louper !

Si cet article t'a plu, partage-le !

One thought on “Théorie de la couleur au service de la photographie”

Laisser un commentaire